Un CRM sur site est un logiciel installé sur les serveurs de l'entreprise, cette dernière gérant l'infrastructure, la sécurité et les mises à jour. Un CRM cloud est un logiciel hébergé sur l'infrastructure du fournisseur et accessible via Internet par abonnement. Le choix le plus adapté dépend de la sensibilité des données, des exigences de conformité, du niveau de personnalisation souhaité, des ressources informatiques disponibles et du coût total de possession sur un horizon de cinq à dix ans.
La plupart des acheteurs de CRM privilégient le cloud et n'envisagent une solution sur site que par nécessité. Ce choix par défaut est judicieux pour la majorité des entreprises, mais les cas où une solution sur site s'avère préférable sont suffisamment spécifiques pour justifier une évaluation approfondie plutôt qu'un rejet d'emblée. Le cloud est plus rapide à déployer, plus facile à faire évoluer et son coût initial est moindre. La solution sur site est plus complexe, plus lente et plus coûteuse à mettre en place, mais elle résout certains problèmes de conformité, de personnalisation et de souveraineté des données que le cloud ne peut pas résoudre. Cette décision est cruciale car elle influence les investissements en infrastructure, les plans de recrutement et l'architecture d'intégration pour les années à venir.
Qu’est-ce qu’un CRM sur site et un CRM cloud ?
Les deux modèles de déploiement ont le même objectif (exécuter les flux de travail CRM pour les ventes, le marketing et le support), mais diffèrent considérablement quant à l'entité qui gère l'infrastructure sous-jacente. Les sections ci-dessous définissent chacun d'eux en termes opérationnels.
Qu'est-ce qu'un CRM sur site ?
Le CRM sur site est un logiciel CRM installé sur des serveurs appartenant à l'entreprise ou loués par celle-ci. L'équipe informatique se charge de l'installation, de la configuration, de la sécurité, des sauvegardes et de l'exploitation courante. Les données résident au sein de l'infrastructure de l'entreprise, ce qui lui permet de contrôler pleinement leur localisation, leur chiffrement, les politiques d'accès et les journaux d'audit.
Les déploiements sur site prennent plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant d'être opérationnels. L'entreprise gère l'intégralité de l'infrastructure, du système d'exploitation à l'application, ce qui lui confère un contrôle important, mais aussi une lourde responsabilité opérationnelle. Ce modèle convient aux entreprises disposant d'équipes informatiques compétentes, aux secteurs réglementés qui ne peuvent pas utiliser d'infrastructure cloud mutualisée, et aux organisations dont les besoins de personnalisation poussés dépassent les limites des API cloud.
Qu'est-ce que le CRM cloud ?
Le CRM cloud est un logiciel CRM hébergé sur l'infrastructure du fournisseur et accessible via un navigateur web ou une application mobile sur abonnement. Le fournisseur gère l'ensemble des aspects techniques : matériel, réseau, correctifs de sécurité, sauvegardes et mises à jour de la plateforme.
Le déploiement d'un CRM dans le cloud prend de quelques heures à quelques jours. La configuration s'effectue via une interface web ; les intégrations utilisent des API fournies par le fournisseur ; les utilisateurs accèdent au système depuis n'importe quel appareil connecté à Internet. Ce modèle convient aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire qui privilégient la rapidité de déploiement, des coûts d'abonnement prévisibles et des frais informatiques minimaux, au prix d'un contrôle et d'une personnalisation limités.
Plus de 10 différences clés entre un CRM sur site et un CRM cloud
Les différences décrites ci-dessous portent sur les distinctions opérationnelles et stratégiques entre les deux modèles. Elles sont formulées de manière à ce que le lecteur puisse les appliquer à sa propre situation et déterminer le modèle qui correspond le mieux à ses priorités.
Les onze différences en détail :
- Déploiement: La solution sur site est installée localement sur les serveurs de l'entreprise ; la solution cloud fonctionne sur l'infrastructure du fournisseur et est accessible via le navigateur.
- La structure des coûts: Les solutions sur site engendrent des coûts d'investissement initiaux élevés (matériel, licences, mise en œuvre) ; le cloud utilise une tarification par abonnement par utilisateur.
- Entretien: L'infrastructure sur site est gérée en interne par l'équipe informatique ; l'infrastructure cloud est gérée par le fournisseur sans aucune intervention de l'entreprise.
- Évolutivité: L'infrastructure sur site évolue en ajoutant manuellement de la capacité matérielle ; le cloud évolue de manière transparente à mesure que le nombre d'utilisateurs et le volume de données augmentent.
- Accessibilité: L'utilisation sur site nécessite généralement un accès VPN pour une utilisation à distance ; l'accès au cloud est disponible depuis n'importe quel navigateur disposant d'identifiants.
- Sécurité des données: La sécurité sur site est entièrement contrôlée par l'entreprise ; la sécurité du cloud est gérée par le fournisseur avec des certifications de conformité documentées.
- Personnalisation: L'installation sur site permet des modifications au niveau du code source ; la personnalisation dans le cloud est limitée aux API du fournisseur et aux options de configuration.
- Délai de mise en œuvre : Le déploiement sur site prend des semaines, voire des mois, pour la mise en production ; le déploiement dans le cloud prend quelques heures, voire quelques jours.
- Mises à jour et mises à niveau : Les mises à jour sur site sont manuelles et planifiées par l'équipe informatique ; les mises à jour dans le cloud sont automatiques et appliquées par le fournisseur.
- Intégration: Les solutions sur site nécessitent souvent un code d'intégration personnalisé ; les plateformes cloud utilisent des connecteurs préconfigurés et des API REST standard.
- Dépendance aux technologies de l'information : L'infrastructure sur site dépend fortement des capacités informatiques internes ; le cloud nécessite une intervention informatique minimale après la configuration initiale.
Avantages et inconvénients des solutions CRM sur site et dans le cloud
Chaque modèle présente des avantages et des inconvénients significatifs. Les sections ci-dessous détaillent les points forts et les faiblesses de chacun, ainsi que les éléments qui influencent le plus souvent les décisions d'achat.
Avantages et inconvénients des solutions CRM sur site
Le CRM sur site offre à l'entreprise un contrôle accru, mais complexifie son fonctionnement. Ce modèle convient aux organisations disposant des ressources techniques nécessaires pour gérer une infrastructure de production et des exigences de conformité qui justifient cet investissement.
Les avantages d'un CRM sur site :
- Contrôle total des données, y compris leur localisation, leur chiffrement, leur conservation et les politiques d'accès
- Capacité de personnalisation avancée, y compris des modifications au niveau du code source lorsque la plateforme est open source
- Meilleure adéquation aux contextes de conformité stricte (HIPAA, résidence des données RGPD, gouvernement, défense)
- Performances prévisibles sur une infrastructure dédiée plutôt que sur des ressources partagées multi-locataires
Les inconvénients d'un CRM sur site :
- Coût d'investissement initial élevé pour le matériel, les licences et les services de mise en œuvre.
- Charge de maintenance continue, incluant les correctifs, les sauvegardes, la surveillance et la reprise après sinistre.
- Nécessite une expertise technique (DevOps, base de données, application) que l'équipe doit déjà posséder ou recruter.
- Plus lents à déployer et à faire évoluer que les produits cloud équivalents.
Avantages et inconvénients du CRM cloud
Le CRM cloud privilégie la rapidité et la simplicité d'utilisation au détriment du contrôle de l'infrastructure. Ce modèle convient à la plupart des PME et des entreprises de taille intermédiaire, ce qui explique pourquoi le cloud est devenu la solution de référence pour les nouveaux achats de CRM.
Les avantages du CRM cloud :
- Coût initial réduit grâce à une tarification d'abonnement prévisible par utilisateur.
- Déploiement plus rapide, souvent de quelques heures à quelques jours entre l'inscription et la première utilisation en production.
- Les mises à jour automatiques sont gérées par le fournisseur sans intervention de l'entreprise.
- Accessible depuis n'importe où grâce à une connexion internet, ce qui convient aux équipes distribuées et travaillant à distance.
Les inconvénients du CRM cloud :
- Des frais d'abonnement récurrents qui augmentent en fonction du nombre d'utilisateurs et du niveau de fonctionnalités.
- Moins de contrôle sur l'infrastructure, notamment sur le calendrier des mises à niveau et les périodes d'indisponibilité.
- La personnalisation est limitée par les API du fournisseur plutôt que par des modifications au niveau du code source.
- Dépendance à la connectivité internet et à la disponibilité du fournisseur pour le fonctionnement quotidien.
Quel CRM convient le mieux à votre entreprise ?
Le choix judicieux dépend des compromis qui correspondent au profil opérationnel réel de l'entreprise.
Quand un CRM sur site est le bon choix
Optez pour une infrastructure sur site lorsque la conformité, la résidence des données ou une personnalisation poussée sont des exigences non négociables. Parmi les indicateurs qui indiquent que le modèle sur site est le plus approprié, citons les règles de souveraineté des données qui imposent leur maintien dans un périmètre défini, les charges de travail réglementées auxquelles les certifications cloud ne peuvent répondre, les exigences de personnalisation qui dépassent les limites des API cloud, ou encore les infrastructures informatiques déjà en place qui exécutent des applications de production à grande échelle.
Selon TRG internationalPour les très grandes organisations disposant des économies d'échelle nécessaires pour gérer efficacement leurs propres centres de données, les solutions sur site peuvent offrir un coût total de possession (TCO) inférieur.
Quand le CRM cloud est le bon choix
Optez pour le cloud lorsque la vitesse, l'évolutivité ou la réduction des coûts informatiques priment sur le contrôle de l'infrastructure. Parmi les signes indiquant que le cloud est le modèle adapté, citons une croissance rapide rendant la planification manuelle des capacités impraticable, des équipes distribuées nécessitant un accès via navigateur depuis n'importe où, des capacités informatiques internes limitées ou la volonté d'éviter les coûts d'investissement initiaux d'une infrastructure sur site.
Le cloud l'emporte également en termes d'étendue de l'intégration. Selon GartnerEn moyenne, une entreprise de taille moyenne utilise 87 applications SaaS, et les CRM cloud s'intègrent à ces autres outils via connecteurs pré-construits et des API standard, contrairement aux CRM sur site. L'écosystème d'intégration est nettement plus vaste pour le cloud, et cet écart se creuse avec le temps à mesure que le reste de l'écosystème SaaS se développe.
Considérations relatives à la taille de l'entreprise et au secteur d'activité
- Les petites entreprises optent presque toujours pour le cloud car elles ne disposent pas des capacités informatiques nécessaires pour des opérations sur site.
- Les entreprises de taille moyenne, réparties par secteur d'activité : les services financiers, la santé et le gouvernement ont tendance à privilégier les solutions sur site ou le cloud privé ; la technologie, le commerce de détail et les services professionnels ont tendance à privilégier le cloud.
- Les grandes entreprises utilisent souvent les deux solutions : une infrastructure sur site pour les charges de travail sensibles et le cloud pour les applications CRM à usage général. Il est important d’adapter le modèle de déploiement aux contraintes réelles de l’entreprise plutôt qu’aux tendances du secteur ou aux arguments marketing des fournisseurs.
Peut-on utiliser une approche CRM hybride ?
Un déploiement CRM hybride combine des éléments cloud et auto-hébergés, sans s'engager pleinement dans l'un ou l'autre. Il ne s'agit pas d'une catégorie de produits distincte, mais d'un choix architectural : certaines charges de travail s'exécutent dans le cloud, d'autres sur site ou dans un cloud privé, et toutes se connectent via un enregistrement client partagé. Lorsque cette répartition est intentionnelle et bien gérée, un CRM hybride offre aux entreprises une plus grande flexibilité que chacun des modèles purs. En revanche, lorsqu'elle est adoptée par défaut, elle tend à engendrer la complexité opérationnelle des deux modèles sans en retirer les avantages.
Comment fonctionnent les déploiements CRM hybrides
La configuration la plus courante consiste à conserver les données sensibles et les processus complexes soumis à des exigences de conformité sur site ou dans un cloud privé, tandis que le CRM cloud gère les activités quotidiennes de vente, de marketing et de support. Les deux environnements restent synchronisés grâce à une intégration structurée, la frontière entre eux étant définie dès que la sensibilité des données ou les obligations réglementaires évoluent.
Certains fournisseurs proposent une solution de cloud privé géré, intermédiaire entre les deux modèles. Le CRM s'exécute sur une infrastructure dédiée exploitée par le fournisseur, offrant ainsi à l'entreprise la praticité d'un produit cloud sans partager l'infrastructure avec d'autres clients. Il s'agit d'une solution idéale pour les équipes qui ont besoin d'une isolation des données plus poussée que celle offerte par le cloud public, mais qui ne disposent pas des ressources internes nécessaires pour gérer et maintenir un environnement entièrement auto-hébergé.
Quand l'hybride a du sens
Le modèle hybride est plus efficace à des moments charnières précis qu'en position de départ. Les entreprises qui en tirent le meilleur parti ont généralement un profil similaire :
- Les entreprises qui s'aventurent dans des secteurs réglementés ou qui acquièrent des entités soumises à des obligations de données plus strictes, où certaines charges de travail nécessitent soudainement des contrôles plus rigoureux que ceux que le CRM cloud existant peut offrir.
- Les entreprises qui s'étendent à plusieurs zones géographiques avec des règles de résidence des données différentes, pour lesquelles un seul déploiement cloud ne peut pas satisfaire à toutes les juridictions simultanément.
- Les équipes passent progressivement d'un système sur site traditionnel au cloud, en faisant fonctionner les deux systèmes en parallèle pendant la migration plutôt que de tout basculer en une seule fois.
- Dans les organisations présentant des niveaux de sensibilité des données réellement différents selon les unités commerciales, il est plus simple de séparer les charges de travail par modèle de déploiement que d'appliquer la norme de conformité la plus élevée à tout.
Les compromis à comprendre avant de s'engager
Un modèle hybride ajoute une complexité qu'un modèle de déploiement unique n'implique pas. Avant de le choisir, l'entreprise doit évaluer honnêtement si cette complexité est gérable ou si une approche plus simple serait plus appropriée. Les exigences opérationnelles qu'un modèle hybride impose à l'équipe sont les suivantes :
- Une discipline d'intégration pour assurer la cohérence des données clients entre deux environnements, avec des règles claires concernant le système qui détient l'enregistrement principal à chaque étape.
- Capacité de surveillance sur les deux environnements, car les problèmes survenant dans l'un ou l'autre environnement affectent le dossier client partagé sur lequel travaille toute l'équipe.
- Un modèle de gouvernance qui définit quelles charges de travail sont placées où et qui est responsable de la décision lorsque de nouveaux cas d'utilisation ne rentrent pas facilement dans l'une ou l'autre catégorie.
- Maturité interne permettant de maintenir simultanément deux modèles de déploiement, incluant des cycles de mise à niveau, des correctifs de sécurité et des processus de réponse aux incidents distincts.
Erreurs courantes à éviter lors du choix d'un déploiement CRM
Les erreurs ci-dessous sont celles qui surviennent le plus souvent lors du choix d'un modèle de déploiement. Chacune a une solution spécifique, et les identifier dès le départ évite les corrections de la deuxième année, qui se retrouvent souvent au cœur des discussions budgétaires.
Choisir en fonction du coût uniquement
Choisir le cloud parce que l'abonnement par utilisateur semble bon marché, ou opter pour une solution sur site parce que l'équipe souhaite éviter les frais récurrents, conduit dans les deux cas à des décisions déconnectées de la réalité opérationnelle. Calculez le coût total de possession sur un horizon réaliste de cinq ans, en incluant l'infrastructure, les licences, la mise en œuvre, la formation, l'exploitation courante et la valeur du temps de travail du personnel.
Ignorer les exigences d'évolutivité
Choisir une infrastructure sur site sans modéliser les besoins en capacité expose l'entreprise à des limitations qui deviendront un goulot d'étranglement en milieu de trimestre. Opter pour le cloud sans vérifier les limites de l'offre entreprise du fournisseur peut engendrer des problèmes de plafond pour les entreprises qui dépassent la taille d'une PME. Il est donc essentiel de modéliser la croissance prévue du nombre d'utilisateurs, du volume de données et du nombre d'intégrations avant de s'engager.
Négliger les besoins en matière de sécurité et de conformité
En supposant CRM cloud Ne pas pouvoir satisfaire aux exigences de sécurité (la plupart des solutions le peuvent, avec les certifications appropriées) ou supposer qu'une solution sur site est automatiquement plus sécurisée (cela dépend entièrement de l'équipe qui la gère) conduit à de mauvaises décisions. Il est essentiel de vérifier les exigences de conformité réelles auprès des équipes juridiques et de sécurité, puis d'évaluer les fournisseurs en fonction de ces exigences spécifiques plutôt que selon des perceptions générales de sécurité.
Ne pas tenir compte des besoins à long terme
Les décisions relatives au modèle de déploiement sont difficilement réversibles. La migration d'une infrastructure sur site vers le cloud (ou inversement) est un projet pluriannuel qui perturbe toutes les équipes utilisant le CRM. Fondez votre décision sur la vision de l'entreprise à trois à cinq ans, et non uniquement sur sa situation actuelle. Tenez compte des évolutions probables des exigences de conformité, de la répartition géographique des clients et de la complexité de l'intégration.
Meilleures pratiques pour le choix d'un modèle de déploiement CRM
Les pratiques décrites ci-dessous correspondent à celles que les équipes performantes appliquent systématiquement lors de l'évaluation des options de déploiement. Elles peuvent paraître évidentes, mais la plupart des processus de sélection en négligent trois, aboutissant ainsi à des décisions d'achat que l'équipe devra justifier lors de la prochaine revue budgétaire.
Les pratiques qui permettent de prendre de bonnes décisions en matière de modèles de déploiement :
- Évaluer les besoins de l'entreprise par rapport à des critères documentés et convenus par les commanditaires avant toute démonstration du fournisseur.
- Calculez le coût total de possession sur une période de cinq ans, incluant l'infrastructure, le temps du personnel et les travaux d'intégration.
- Évolutivité du modèle par rapport aux projections du nombre d'utilisateurs, du volume de données et du nombre d'intégrations sur une période de trois à cinq ans.
- Vérifier la sécurité des données définir les exigences avec les équipes juridiques et de sécurité, puis les associer aux certifications spécifiques des fournisseurs.
- Vérifiez les capacités d'intégration avec la pile existante, y compris les connecteurs préconfigurés et les limites de débit de l'API, avec l'automatisation du workflow tests sur des cas d'utilisation représentatifs.
- Avant de procéder à un déploiement complet, menez un projet pilote structuré, en utilisant deux ou trois flux de travail réels plutôt que des démonstrations menées par le fournisseur.
Pourquoi choisir le bon déploiement CRM est important
Le choix du modèle de déploiement déterminera les opérations CRM des cinq à dix prochaines années. Un modèle réussi permet à l'entreprise de fonctionner de manière intuitive ; un modèle inadapté engendre des pressions budgétaires constantes, des difficultés d'intégration et des risques de non-conformité qui détournent l'attention des équipes des tâches que le CRM est censé soutenir.
Impact opérationnel
Un modèle de déploiement adapté permet à l'équipe de se concentrer sur la génération de revenus plutôt que sur l'infrastructure. Le cloud allège la charge opérationnelle des applications de production, libérant ainsi les ressources informatiques pour des projets à plus forte valeur ajoutée. L'infrastructure sur site offre le contrôle nécessaire pour répondre à des besoins spécifiques de conformité et de personnalisation, un contrôle que le cloud ne peut égaler. Un mauvais choix, dans un sens comme dans l'autre, engendre des frictions constantes qui s'accumulent au fil des ans.
Les avantages opérationnels comprennent :
- Un retour sur investissement plus rapide lorsque le modèle de déploiement correspond aux capacités existantes de l'équipe.
- Le coût total de possession est inférieur lorsque les modèles économiques d'abonnement et d'infrastructure correspondent au profil du nombre d'utilisateurs.
- Une posture de conformité renforcée lorsque le modèle de déploiement satisfait aux exigences réglementaires réelles.
- De meilleurs résultats d'intégration lorsque l'écosystème de connecteurs correspond au reste de la pile technologique.
Impact stratégique
Les choix de déploiement déterminent également la flexibilité stratégique. La dépendance au cloud est une réalité, tout comme l'inertie des solutions sur site ; les deux engendrent des coûts de migration qui limitent les options futures. Forrester Il s'avère que près de 20 % des problèmes rencontrés dans le cadre des initiatives CRM sont directement liés aux décisions stratégiques et de déploiement. Une méthodologie de déploiement inadéquate est considérée comme la principale menace, affectant 40 % des projets à risque. La décision de déploiement constitue donc un engagement à long terme qui doit être mûrement réfléchi et non laissée au hasard.
Les avantages stratégiques d'un choix judicieux :
- Flexibilité préservée pour s'adapter à l'évolution des exigences en matière de conformité, d'intégration et de croissance
- Une économie d'infrastructure prévisible qui correspond au modèle de planification financière de l'entreprise
- Une architecture qui évolue avec l'entreprise plutôt que de la contraindre pendant les périodes de forte croissance.
- Réduction du risque de projets de migration perturbateurs au cours des cinq à dix prochaines années
Le choix entre un CRM sur site et un CRM cloud détermine le mode de déploiement de votre système.
Comprendre les différences entre les solutions CRM open source et cloud détermine le niveau de contrôle, de personnalisation et de flexibilité opérationnelle que votre entreprise peut maintenir à mesure qu'elle se développe.
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FAQ
1. Quelle est la différence entre un CRM sur site et un CRM cloud ?
Le CRM sur site fonctionne sur les serveurs de l'entreprise et sa maintenance est assurée par le service informatique interne. Le CRM cloud, quant à lui, s'appuie sur l'infrastructure du fournisseur et est accessible via Internet par abonnement. Le CRM sur site offre un contrôle accru ; le CRM cloud permet un déploiement plus rapide et un coût initial moindre.
2. Quel est le meilleur choix : un CRM cloud ou un CRM sur site ?
Aucune solution n'est systématiquement meilleure ; le choix optimal dépend de la sensibilité des données, de la conformité, des besoins de personnalisation, des capacités informatiques et du coût total de possession sur cinq ans. Le cloud est la solution par défaut pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire ; l'infrastructure sur site est privilégiée dans les secteurs réglementés et pour les besoins de personnalisation importants.
3. Le CRM cloud est-il sécurisé ?
Oui, à condition que le fournisseur possède les certifications appropriées. Les principaux CRM cloud détiennent les certifications SOC 2, ISO 27001, RGPD et autres certifications de conformité sectorielles qui répondent à la plupart des exigences de sécurité. Le CRM cloud est souvent plus sécurisé que les solutions sur site pour les entreprises ne disposant pas d'équipes de sécurité dédiées, car le fournisseur gère les correctifs et la surveillance à grande échelle.
4. Qui devrait utiliser un CRM sur site ?
Le CRM sur site convient aux grandes entreprises, aux secteurs réglementés (services financiers, santé, administration publique), aux entreprises soumises à des exigences strictes en matière de résidence des données, aux organisations exigeant une personnalisation poussée au-delà des limites des API cloud, et aux équipes disposant d'une infrastructure informatique bien établie. La plupart des PME ont intérêt à opter pour un CRM cloud, sauf si des exigences spécifiques de conformité ou de personnalisation l'interdisent.
5. Puis-je passer d'un CRM sur site à un CRM cloud ?
Oui, mais la migration est un projet de plusieurs mois qui exige une migration de données minutieuse, la reconstruction de l'intégration et la formation des utilisateurs. La migration inverse (du cloud vers l'infrastructure sur site) est également possible, mais moins fréquente. Planifiez la transition en fonction d'un événement clé de l'activité plutôt que comme un projet ponctuel, et prévoyez un budget pour les perturbations que cela occasionnera pour toutes les équipes utilisant le CRM.
6. Qu'est-ce qu'un CRM hybride ?
Le CRM hybride combine des modèles de déploiement sur site et dans le cloud, avec des charges de travail sensibles sur l'infrastructure interne et des flux de travail généraux sur le cloud du fournisseur. Il convient aux entreprises qui franchissent des seuils de conformité ou qui effectuent une transition progressive entre les modèles, mais il ajoute une complexité qui exige une discipline d'intégration rigoureuse et une maturité opérationnelle pour être géré efficacement.
